Voila donc où « on » - l’âne, voir l’islandais et Lucky - en est :
D’abord untel qui vient vous hurler à la gueule (oui, oui à la gueule) le retour du politique, lui qui n’en fini plus de finir et de capter – ça va le réseau ?
Mon bon monsieur, excusez-MOI mais j’ai comme l’impression que vous me marchez sur le pied – et pas seulement sur le mien, d’ailleurs.
En voilà un autre bien renflé, tout bougonnant, les poches pleines d’étiquettes : mon ami l’arabe, mon pote musulman, mon frère homosexuel et ma sœur évidement. D’une naissance batârde donc (« hou, bou – hibouX-, l’essentialiste ») s’imagine : l’éloquent, lorsqu’il n’a de bouche que noms, noms, noms et la bassesse vantarde de ceux qui se pâment : différent.
Passe alors un instant et vous pourrez le voir, petit canard fatiguant, mimer des gestes obscènes – l’indigne, l’ânonnant – et faire de sa compagne – à son corps défendant- la dernière des sottes, pauvre dame que j’accable d’un si mauvais amant.
L’alcool a bon dos, camarade, et ta langue la vipère : inconséquent.
Quant à lui, l’intervenant, juste mais méprisant : « le vulgaire, la bêtise, le mécréant ». Et le vulgaire, la bêtise c’est les autres, assurément. Ainsi le très-haut et la vicieuse posture - so-cold intellectuel à la crasseuse allure -, la risée des braves gens.
Non camarade l’anarcho-individualisme – merde, se rabaisser à ce point, c’est indécent - n’est pas mort, au contraire, le voilà plus puissant que jamais.
Donc – « la conséquence pour les dyslexiques, ah je te tiens, hystérique »… Sortez le psychiatre ! - se confirme l’aporie essentielle et électrifiante de l’Ad Hominem parce que l’ami – tu permets ?- , « je » t’aime (baroque).
« Mince alors, c’est qu’en voulant faire la révolution j’ai pas vu l’autre là-bas et puis lui et puis lui encore. Et puis bien sûr, elle, parce que faut bien que le succès serve à quelque chose… »
- Hum hum.
« Ecoutez-le bon sang, il se trompe ! »
- Haaa…haaaa…
« L’imbécile ! »
- Tchoum !
