Puisque les journalistes s'activent, pompent, sucent et recrachent tout, absolument tout, et appellent ça "anticiper", j''annonce le grand retour - tant attendu par ceux là même qui le dénonce -, du Parti intransigeant et des listes KGB : Le monde des livres, Vendredi 5 mai 2009.
Avital Ronel, nous apprend Nicolas Weill, pense qu'il :" faut résister à la transparence et à la simplicité artificielle, toutes valeurs mises en avant par le précédent hôte de la maison blanche."
Ainsi "dans l'idiotie - un de ses thèmes de prédilection (Stupidity, 2006), Avital dit voir, par exemple, "les conditions d'une innocence radicale". De même l'ironie constante qu'elle affiche n'est jamais gratuite, mais tiens à la conception mème qu'elle se fait de la vérité. C'est par l'ironie qu'on échappe à la définition classique de la vérité comme adéquation de la pensée et de la chose."
Quand le serpent se mort la queue, les crocs et la tête et la tête ah ah ah louette...
D'abord, si l'idiotie est bien une innocence radicale, on voit mal en quoi on peut se satisfaire de la fin de mandat du précédent hôte de la maison blanche.
Ceci dit en passant.
Ensuite j'aimerais savoir de qu'elle innocence il est ici question lorsque l'on sait que Avital Ronell enseigne à New York University. Et que j'ai sous les yeux, en gros plan, sa photo imprimée sur la dernière page d'un journal national. Avant d'écrire des livres, Avital ferait peut être mieux de regarder la télé :
Lars Von trier a déjà magistralement épuisé le sujet.
Reste donc l'ironie, bite et couteau des obèses imbéciles, parce que la définition classique dont parle Weill n'a de classique que le nom (quel malheur de citer Foucault sans en avoir compris l'essentiel) et que si la vérité n'existe pas c'est que la pensée et la chose, c'est pareil...
Reste donc l'ironie, pour fondre les titres dans la réputation, l'illusion d'une subversivité académique, installée : "Mais non, mais non, vous n'y êtes pas. Marx et Bakounine ? De trop bon ami voilà tout..." (Vous avez dit : "artificiel" ?)
J'ai rencontré plusieurs "ironistes" et tous, absolument tous, portaient des lunettes teintées Ray Ban et étaient plus carriéristes qu'un apparatchik kazakh.
Affrontant vaillamment son inconséquence l'un deux m'a même un jour fièrement déclaré, visiblement satisfait de sa formule : "je suis ironique et je les emmerde"...
Quand le serpent se mord la queue, les crocs, la tête et la tête ah ah ah louette…
Weill donc condamne la transparence et la simplicité artificielle. Et que ferait-il, ce philanthrope éclairé et incisif, si l'un de ses enfant tournait autiste ?
Il se rongerait les ongles, en parlerait à sa femme, à ses parents, à ses amis, puis irait voir un acuponcteur, un maitre yoga, un thérapeute pour enfin confier son fils à une structure pédagogique adaptée, le tout en pestant contre ce satané monde contemporain saturé d'images virtuelles et de sollicitations érotiques. (Au nom de tous les miens)
"C'est que, mon bon monsieur, il faut bien accumuler..."
Je passe sur l'article "J'admire donc je suis", sur ce "monde où Jean Daniel pouvait tranquillement (je souligne) poser la question : "Comment ne pas préférer l'éclat, même narcissique, donné aux sacrifices et aux ruptures, à la discrétion grise du conservatisme et de la médiocrité" (les Ouigours apprécieront) et j'insiste brièvement sur cet "anthropologue américain (je souligne) , Marshall Shalins, (qui) réfute le dualisme occidentale entre nature et culture" et surtout sur la conclusion de l'article :
"Outre quelques anthropologues contemporain comme Philippe Descola, les seuls rescapés indigène de "l'illusion occidentale" et de son "mépris" de l'homme s'appellent Adam Ferguson, Montesquieu ou Karl Marx"
De l'art donc de la conservation malsaine et du kitsch impliqué, mais c'est bien sur !, Karl Marx s'affiche à coté d'une publicité (l'article et la publicité en question se trouvent page 6 du Monde des livres du 5 juin 2009) pour un numéro spécial de "La revue pour l'intelligence du monde", consacré à Benoit XVI.
En attendant l'arrière garde ambitieuse, badiousienne parce qu' opportuniste, s'ingénue à faire passer une réappropriation malsaine pour une réévaluation décomplexée, s'encanaille "communiste" et tente, vaille que vaille, de sauver Mao et les années 70.
Ecoute donc petit ange puisque malgré toi ils s'engagent dans un combat perdu d'avance :
"Merde !, aux pédophiles postmodernes et à l'injonction paradoxale."
